dimanche 25 novembre 2007
Trou noir...
Quand j'ai commencé à écrire ce post hier, je ne me doutais pas de ce qui était en train de se produire. Je ne suis pas superstitieuse mais chez nous, on croit aux esprits, aux "signes", à l'interprétation des rêves, à la sorcellerie, etc. Depuis toujours, je fais des rêves dits prémonitoires que j'apprends à interprêter de mieux en mieux avec l'âge. Vendredi soir, en montant en voiture avec des collègues, il y avait un chat noir au milieu de la route. Il n'a pas bougé, si bien que ma collègue a dû faire un écart pour l'éviter. J'ai eu une bouffée d'angoisse, persuadée qu'il allait m'arriver quelque chose. J'ai même téléphoné à Petit mari pour qu'il vienne me chercher dans l'allée piétonne conduisant chez nous !
En fait, j'ai beau essayer la méthode Coué, quand çà ne va pas, çà ne va pas... Et ce n'est pas ma nouvelle coupe de cheveux qui va me vider la tête. J'ai une migraine carabinée.
Entre :
- le prof de musique de Grande fille qui nous la joue "bis" : comme l'an dernier à la même époque, monsieur (qui n'est pas sensé avoir des ragnagnas lui, sauf transsexualité) a mis 2/20 à 23 élèves de la classe sur 26 parce qu'une partie était agitée. Alors là, j'ai vu rouge. Grande fille a été voir sa prof principale et de mon côté j'ai demandé un rdv au prof qui m'a convoquée jeudi à 11h (bien sûr dans une ville de banlieue comme la mienne, il n'y a que des chômeurs, des rmistes ou des mères au foyer !!!). Bref, moi qui m'attendait à une sérieuse explication avec un jeune prof dépressif, je me suis trouvée face à un bobo à la barbe et à la veste impeccables, crânement fier de son petit exploit qu'il réitère à tout bout de champs ! Mais il est compréhensif avec les élèves de 3è car ils ont le brevet des collèges alors monsieur "pondère" (selon sa propre expression) ses notes. En clair, il fait à la tête du client et si des parents, comme moi, se déplacent. Je suis écoeurée... Et pourtant, c'est un type vachement sympa avec qui je me verrai bien refaire le monde devant une bonne tasse de thé ! Je suis encore descendue d'un barreau sur l'échelle d'estime des profs sur ce coup-là. Et puis le prof qui se vante d'avoir des enfants à Henri IV ou Hélène Boucher mais qui vous recommande fièrement le lycée de secteur (qui affiche 67% de réussite au bac) sans sourciller, çà m'écoeure un peu plus !
- Dans la série "j'ai-3-frères-qui-commencent-passablement-à-me-gonfler" : il y a eu mon cadet, rupture du tendon d'Achille & baston avec Maman ; puis le benjamin, qui veut vite grimper dans l'ascenseur social et en plus de son boulot prend des cours du soir pour devenir ingénieur en télécom et réseaux. Sauf qu'il n'a pas supporté la note injuste à un mémoire et a mis son poing dans une vitre. Du coup, passage aux urgences, points de suture, interdit au Cnam du secteur mais licence professionnelle validée ! Et la cerise sur le gâteau, le petit dernier (1m85 - 24 ans) a investi dans la boulangerie-pâtisserie d'un cousin en plus de son emploi dans la sécurité. Sauf que le cousin en question a une compagne qui se prend pour la "patronne" ou "la femme du boulanger" et qu'à eux 2, ils ont confondu la caisse du commerce avec leur porte-monnaie personnel. Donc mon frère exige une gestion clean et ne laisse rien passer. Mais ils en sont venus aux mains, aux couteaux... Hospitalisation aux urgences, points de suture, bloc opératoire pour section du tendon d'un doigt, etc. Je ne connais pas les détails mais la coupe est pleine !!! Il est arrêté jusqu'à fin décembre mais celà peut avoir des conséquences sur son boulot s'il ne récupère pas complètement la mobilité de son doigt et de son coude.
J'exècre la violence verbale et physique : je suis servie ! En plus, j'ai ma mère qui pleure (elle est arrivée il y a 2 semaines) sur elle, sur eux, sur nous...
Moi je pleure pour eux... Je ne sais pas ce qui arrive, je ne comprends pas ce déchainement de violence.
J'ai passé la journée en pyjamas au fond de mon lit à zapper comme une malade, me bourrant d'antalgiques, avec des crampes au ventre. J'aurai descendu un litre de rhum que çà n'aurait pas été mieux ou pire...
Juste une furieuse envie de prendre le large : luxe, calme et volupté comme dans les pubs télé.
Les enfants sont secoués, Petit mari ne sait pas par quel bout me prendre : j'ai l'impression d'être assise sur un volcan.
Des milliers de questions se bousculent dans ma tête et mon malaise s'accentue...








