Le nez dans l'écharpe, les mains dans les poches, braver le froid...

L'impression de jouer à saute mouton tant les journées passent vite.

Attendre en vain des jours de repos que j'occupe à rien ou pas grand chose, remettant le plus souvent au lendemain, incapable de vivre autrement que dans l'urgence permanente.

Et puis déconnecter, ne rien faire, vautrée comme un légume sur le canapé.

Les décos de Noël sont dans les cartons, le sapin n'est pas fait ; inutile de parler calendrier de l'Avent.

Etrangement, personne ne me dit rien. Les enfants ne se plaignent pas, ne font pas de reproche...

L'envie est là, sans y être vraiment.

Comme Calogero dans une de ses chansons, je me sens en apesanteur.

Pourtant, tout va bien ! Je ris, je vis, je parle, je conseille, je console, je mange, je dors.

Petit mari a réussi à faire une réservation pour un séjour à la montagne en Février. Nous avons des projets mais je ne sens plus ce "feu sacré", cette énergie à vouloir tout faire, tout vivre, être à fond.

C'est peut-être çà qui me surprend : une sensation d'apaisement que je ne connaissais pas jusque là...