Parfois, j'ai l'impression de sortir d'un long sommeil... Vous savez un de ses rêves ou cauchemars où chaque jour se ressemble, où vous ne faites que faire

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et refaire les mêmes gestes. Depuis quelques mois, je sors de moi-même, de ce nombrilisme, bien que recommencer à tenir ce blog est une autre forme de nombrilisme mais cela comporte aussi une mise à distance et un peu de critique.

Donc tous les jeudis depuis les vacances de la Toussaint de 19h à 20h, je vais "secouer ma graisse", comme diraient volontiers les enfants, au cours de Zumba. Je me retrouve au milieu d'autres femmes plus jeunes (il y a quelques ados) ou plus âgées. Certaines sont copines, d'autres collègues. Il y en a qui sont seules comme moi. Toutes réunies dans un même effort, face à des miroirs immenses et peu flatteurs. Bizarrement, les ados sont tout au fond de la salle, fuyant ces fameux miroirs. Pour ma part, comme à l'école, j'aime bien voir et donc être devant. J'ai de grands pieds, de grosses fesses molles, de gros bras mais ce n'est pas grave ! A 42 ans après 4 grossesses, je ne suis pas si mal foutue ! Mon plus gros souci n'est pas mon apparence il est plutôt de l'ordre de la coordination : regarder le ou la prof, bouger le bon pied, les 2 pieds et les bras en même temps me donne l'impression de faire des maths parfois. Ah le plaisir de faire les bons pas, de suivre le rythme de la musique et de commencer à se sentir à l'aise et paf, se tromper, essayer de se rattraper...

Tit'puce est la plus curieuse de cette heure où je fais quelque chose juste pour moi alors la semaine dernière, elle m'a accompagnée. Elle en a profité pour me filmer (non je ne mettrai pas la vidéo sur le blog !) et j'ai bien ri. Me voir si raide, pas coordonnée mais voir aussi le plaisir sur mon visage, mes grimaces ou mes soupirs, sursauter en ayant l'impression de voir ma mère dans le miroir en faisant certains gestes.

C'est ce qu'il me fallait alors j'en fais un petit rituel : mon sac de sport, ma serviette, ma bouteille de thé, ma tenue chaude et confortable pour y aller. J'ai eu des courbatures, j'ai redécouvert mes fessiers et pourtant, je ne parle à personne juste "bonsoir et au revoir". J'ai toujours besoin d'une certaine forme de silence et de repli quand je ne travaille pas. Seule au mileu des autres tout en sortant de moi-même !