Je suis cassée. Je me suis cassée. Les patients m'ont cassée.

Je suis restée bloquée samedi dernier en fin de matinée. Un bon vieux lumbago, comme je n'en avais pas eu depuis presque 5 ans. Il y avait eu des signes avant coureurs comme une douleur sciatique à la fesse droite, des douleurs lombaires en fin de tournée. J'avais même levé le pied sur la zumba de peur de me faire vraiment mal... Et c'est arrivé quand même ! Il a fallu que Petit mari vienne me chercher en voiture chez mon dernier patient de la matinée. Je me suis "shootée" à coups d'antalgiques, d'anti inflammatoires et de relaxants musculaires 3 fois par jour. J'ai "plané" pendant 2 jours et demi, serrant les dents en attendant que la remplaçante soit disponible.

Comme d'habitude dans ces cas-là, ce sont les patients les plus lourds (dans tous les sens du terme) qui sont les moins compréhensifs et s'appuient de tout leur poid sur vous... C'est toujours dans ses moments de crise qu'on se rend compte qu'on est bien peu de chose, juste une paire de bras et/ou de jambes, qu'on est "là pour çà" point ! Que peu se sentent réellement concernés par la santé de leur infirmière, qui s'occupe pourtant de la leur.

Heureusement, j'ai pu compter sur mes collègues kinés qui m'ont prise en main, dégageant 30 mn par ci par là pour me remettre sur pied. Leur sollicitude me fait du bien autant moralement que physiquement. La douleur réapparaît en fin de journée, comme une pomme, une petite boule de feu à droite juste au-dessus du bassin. J'ai diminué les relaxants musculaires et je ne sais pas comment je ferai lundi. Je maudis intérieurement les lits au ras du sol, les bas et bandes de contention et bien d'autres choses encore.

Parallèlement, Boy s'est blessé au basket dimanche : une grosse contusion sur le pied droit. Entre les pansements alcoolisés, les massages, les antalgiques et les granules d'arnica, j'étais encore mise à contribution. Il a passé une radio mercredi, pas de fracture mais il boîte encore un peu et est dispensé de sport jusqu'aux vacances de printemps.

La blague de la semaine, c'est le mot de l'inspection académique pour nous informer que pour rattraper les jours manquants à cause des 2 semaines de vacances de la Toussaint, les enfants de primaire auront classe mercredi 22 mai toute la journée et vendredi 5 juillet ! Ah ah ah !!! Si je vous dis que Minette a ses examens de solfège le fameux mercredi 22...

Du coup, la playlist Benjamin Biolay tourne en boucle sur mon ordi ! Il faut bien çà pour me détendre.