samedi 10 mai 2008
Commémoration...
1848 - 2008, 160 ans.
C'est si loin et si proche...
Ma belle-mère a brièvement évoqué un jour son grand-père "l'esclave".
Il aura fallu la loi Taubira, le discours de Jacques Chirac et aujourd'hui, celui de Nicolas Sarkozy.
Sarkozy discours abolition esclavage
"La Négritude résulte d'une attitude active et offensive de l'esprit.
Elle est sursaut, et sursaut de dignité.
Elle est refus, je veux dire refus de l'oppression.
Elle est combat, c'est-à-dire combat contre l'inégalité".
Aimé Césaire, Discours sur la Négritude (1987)
Il aura fallu 60 années de lutte, depuis la départementalisation, pour que l'on reconnaisse la spécificité de notre histoire. Il ne s'agissait pas simplement de lamentations mais d'une revendication juste de citoyens, français depuis plus de 300 ans.
MERCI
Devenir femme...

1er vernis à ongles noir !
J'accentue mon côté rock'n roll ou obscur de la force...
Presque 3 semaines de beau temps me donnent toutes les audaces !
Je n'ai jamais été une petite fille fan de fanfreluches et de maquillage, je découvre tout çà depuis que j'ai des filles.
D'ailleurs entre copines, nous avons remarqué que plus les mamans sont naturelles, plus les filles aiment se pomponner.
A croire que c'est une punition ou un pseudo rite initiatique !
Je n'osais pas exprimer ma féminité, que je devais associer à une certaine faiblesse peut-être ou était-ce tout bêtement par esprit de contradiction, face à ma mère qui est une "vraie" femme...
Je mets du vernis depuis 8-10 ans et chaque année, j'ose un peu plus : du rouge, du violet, des couleurs flashys.
V., je pense à toi un jour de printemps avec tes ongles bleu électrique.
Ce jour-là, j'ai su qu'il y avait une femme plus "fun" sous tes dehors un peu stricts.
lundi 28 avril 2008
Grandir en soi...
Est-ce la lecture de Kafka ou la conséquence de mon planning de travail ?
Je m'interroge sur ma façon d'être aux autres. La semaine dernière, j'étais sûre d'être sur le chemin de la reconnaissance. Je m'avouais enfin avoir besoin d'être reconnue pour ce que je suis aux yeux des autres. Je regardais ma vie d'un autre oeil et m'expliquais réellement mon choix de carrière. Ce besoin d'être utile, de rendre service. J'ai réalisé aussi que je ne me sentais pas reconnue au sein de mon propre foyer...
J'ai pensé au pourquoi de ce blog. Il est comme une thérapie : je mets enfin des mots sur mon ressenti, je digère toutes ces agressions réelles ou ressenties comme telles au travail, dans ma vie de tous les jours. Même si je ne réponds pas forcément aux commentaires ou aux sollicitations en tous genres, je lis tout, j'y tiens beaucoup. Ce blog m'a amené la reconnaissance dont j'avais besoin (alors que je n'ai aucun talent particulier), il m'a révélé à moi-même et aux autres. Car je crois profondément qu'on a besoin de savoir que notre vie n'est pas inutile, que l'on compte à un moment ou un autre dans la vie de quelqu'un...
Je me découvre de jour en jour et ce n'est pas sans douleur. Je me regarde vivre, agir, je me relis et je vois de plus en plus cette enfant blessée, fragile, sensible au regard des autres, cette petite fille qui s'est sentie abandonnée à l'âge de 4 ans par son papa, cette petite fille qui a culpabilisé une bonne partie de sa vie du "malheur" de sa maman.
Tout en étant une mère pour mes enfants, dans mes relations aux autres, je suis restée cette petite fille, quémandant de l'attention, de l'amour, persuadée de ne récolter que ce qu'elle mérite. Et je réalise que je vaux bien mieux que çà, que je n'ai pas à attendre le bon vouloir des autres !
Au fond je suis quelqu'un de discret mais dans les faits, je vais à la lumière : ce blog en est la preuve. Si j'étais si discrête, il ne serait pas public et je tiendrai un vrai journal intime, cadenassé au fond d'un tiroir.
J'ai du mal à être, à assumer les conflits découlant de mes actes. Je veux être la gentille alors que je suis l'emmerdeuse, l'empêcheuse de tourner en rond. C'est douloureux, il faut que j'apprenne à vivre avec. C'est peut-être çà grandir : accepter qu'on ne soit pas pour les autres ce qu'on pense être mais être en accord avec soi-même.
Je crois être réaliste, je me découvre pessimiste, je prends des coups, j'en rends aussi.
Je ne suis plus cette petite fille fragile, craintive, je suis bien plus forte qu'elle !
post modifié le 5 mai à 10h pour ne pas trop heurter la sensibilité de certains... Dommage car les critiques les plus sévères que j'avais à l'encontre de moi-même passent aussi à la trappe ! Comme quoi certains mots choquent mais les phrases ne sont pas lues dans leur totalité...
vendredi 18 avril 2008
Acculturation...
La mort d'Aimé Césaire fait mal, mal à mon manque de culture antillaise, caraibéenne, mon manque de racines... Je ne suis ni d'ici, ni de là-bas pourtant j'y suis née. Mais arrivée en métropole à l'âge de 3 ans 1/2, je me sens plus à l'aise dans ma ville de banlieue qu'en Guadeloupe. Et quand je suis en Guadeloupe, je sens bien que j'appartiens à cette terre.
Jusqu'à il y a peu, je ne connaissais pas Aimé Césaire. Ma mère parlait peu des auteurs de la Caraïbe, de tous ces grands hommes, hautement diplômés qui ont marqué l'histoire de France, ne reniant jamais leur identité. Tous ces hommes dont nous devrions être fiers...Sauf qu'on ne m'en a jamais parlé à "l'école des blancs", c'est à peine si l'on m'a enseigné l'esclavage ! Heureusement dans les bribes de mon enfance, j'ai souvenir des contes de Compère Zamba, de Compère Lapin, de La diablesse raconté par ma mère et ma tante O.
Grâce aux congés bonifiés, je peux régulièrement faire coexister mes 2 cultures, la transmettre même maladroitement à mes enfants. J'achète des livres là-bas que je ne trouve pas ici. Je suis fière d'avoir dans ma bibliothèque "Cahier d'un retour au pays natal" d'Aimé Césaire, "Peau noire, masques blancs" de Frantz Fanon, "Réflexions sur l'esclavage des Nègres" de Condorcet, le Code noir de Louis XIV, les contes de Benzo...
Continuer le combat, chacun à sa façon, à son niveau pour qu'existe la culture antillaise, que nos enfants transmettent à leur tour, qu'ils n'aient pas peur d'avoir des diplômes, de faire de la politique, d'investir tous les terrains sans oublier d'où ils viennent...
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Extrait de "Balles d'or" de Guy Tirolien |
Seigneur C'est un des poèmes que l'on enseigne aux Antilles et en Guyane, mon mari et ma mère le connaissent par coeur, j'en ai la gorge nouée... |
mercredi 9 avril 2008
Découverte...
Il y a des semaines où mes posts se résumeraient à pousser des coups de gueule tous les jours. Aujourd'hui, je suis en colère contre le gouvernement, ce n'est pas une nouveauté ok ! La cause : suppression de la subvention de 80 millions d'euros à la SNCF pour la prise en charge des tarifs accordés aux familles nombreuses. Donc dans quelques mois, la SNCF va inventer des tarifs commerciaux pour pallier ce manque à gagner, mais çà va nous coûter encore un peu plus cher (regardez le prix de la carte "enfant +"). Donc les classes moyennes vont encore travailler plus, voyager moins et payer toujours plus cher !
Souvent je me dis que je ne peux pas être en colère en permanence parce que çà m'épuise (psychologiquement et physiquement) alors je garde mon énergie pour autre chose, comme encourager Mr Pokémon qui passe son examen inter-cycle de piano aujourd'hui ou aider Tit'puce à bien se brosser les dents le matin... Celà n'a l'air de rien mais ce sont tous ces petits gestes, ces petites attentions qui les font grandir et me confortent dans mon rôle de parent.
Il y a des jours où l'on a de bonnes surprises en écoutant de la musique sur son mp3. C'est ce qui m'est arrivé la semaine dernière en découvrant les chansons "Bruxelles" et "les épices du souk du Caire" de Bénabar.
Paradoxalement pour écouter une chanson, le titre doit me séduire. C'est bête mais c'est comme çà. Là, je m'aperçois de ma stupidité car je me prive de centaines de belles chansons... Seulement, il y a tant de choses à voir, à lire, à comprendre, à savoir que je vais toujours plus vite, sans aller au fond des choses. Mon prof de français de seconde avait raison : je suis superficielle, pas parce que les choses et les gens ne m'intéressent pas, juste parce que la vie est trop courte, que j'ai envie de faire, de voir, d'apprendre un maximum avant qu'il ne soit trop tard. J'ai besoin d'être en mouvement tout le temps. Me poser serait une perte de temps alors qu'il le faut pour prendre de la distance, s'approprier les nouvelles connaissances.
Un de mes plus grands défis : aller plus lentement, prendre mon temps, écouter - même les chansons dont le titre ne "me parle pas" !
samedi 22 mars 2008
Plein les oreilles...
Un très beau moment jeudi soir à la télévision.
Sur France 5, nous avons appris à décrypter la Symphonie du Nouveau monde de Dvoräk grâce à Jean François Zygel, que j'avais découvert un été sur France 2.
Ce pédagogue hors pair dispense ses cours à la Salle Pleyel, à la maison de Radio France ou au Châtelet. Le seul problème est que c'est complet rapidement ou que les leçons ont lieu pendant les heures de classe des enfants ou le lundi à 20h. Je pense toutefois pouvoir les amener au Châtelet au mois de mai.
Sinon, pour les fans comme moi, il existe les dvd des leçons de musique et/ou des clefs de l'orchestre !
jeudi 20 mars 2008
Choisir sa mort...
Ce serait hypocrite de ma part de faire comme si... Comme si je n'avais pas suivi l'actualité, comme si je n'étais jamais confrontée à la souffrance, comme si je n'avais pas travaillé en cancéro, comme si je ne me posais jamais de question sur la fin de vie et sur l'euthanasie...
Elle est morte, on ne sait pas comment mais celà a-t-il réellement une importance !? Personnellement, je suis soulagée pour elle, pour sa famille, pour nous.
Il y a 10 ans, j'étais assez favorable à l'euthanasie active. Aujourd'hui, je n'en suis pas si sûre, je crois même que je ne le suis plus. En fait, j'y suis favorable en cas d'agonie prolongée tout simplement. Voilà c'est dit !
Je souhaite une réelle prise en charge de la douleur surtout.
Au fil des années et en changeant de service, je suis régulièrement confrontée à des différences de pratique médicale, car chaque médecin a sa sensibilité, ses croyances, ses a priori et c'est avec tout çà qu'il soigne. Quoi qu'on en dise, c'est à tout celà que nous sommes confrontés chaque jour. De l'autre côté, il faut bien admettre que les gens refusent le malheur, la souffrance, le handicap... Tout doit se faire vite, toujours ! Accompagner, prendre le temps d'être là simplement, même sans rien dire est inenvisageable. Il y a le travail, le conjoint, les enfants. La fin de vie est une angoisse permanente et les seules questions sont quand, comment ? C'est épuisant !
La demande d'euthanasie est un appel au secours, un cri de peine et de douleur, un besoin de reconnaissance, c'est aussi un dernier refus absolu de la maladie : c'est refuser qu'elle ait le dernier mot. Et c'est ce qui me gêne... L'euthanasie c'est faire porter à autrui le poids de sa propre mort. En ce sens, je regrette le peu de cheminement spirituel des patients. En 10 ans, j'ai pu constater ...
Oups, c'était un post au brouillon et je m'aperçois que j'ai mal cliqué ! Il n'est pas terminé alors je le laisse tel quel et j'y reviendrai...
Toutefois en lisant les com' que vous avez gentiment laissé, ce qui me gêne aussi c'est toujours le "droit", le droit de ceci, le droit de celà, on en revient toujours à ce mot. La vie est-elle un droit ? Si c'est le cas, on a effectivement un problème avec la notion de foetus, d'avortement, d'avortement thérapeutique, etc. Si la mort est un droit, dans ce cas c'est un droit personnel qui ne peut être exercé par aucune personne soi et on en revient à ce que je disais : c'est dur de demander à quelqu'un de l'aider à mourir et de demander à sa famille de cautionner...
Pfiou, je savais bien qu'il ne fallait pas que je m'engage dans ce post ! ;-)))
samedi 15 mars 2008
USA...
Parce que je continue à suivre cette campagne...
Parce que j'aime bien les messages vidéos...
Parce que certains se disent anti-racistes tant qu'ils ne sont pas en concurrence avec un noir, un arabe...
Parce que bizarrement les discours changent...
Parce que je croyais Hillary Clinton au-dessus de celà...
Parce que le dollar baisse et que je rêve d'un séjour à New York...
mardi 26 février 2008
L'apprentie...
Pour être fidèle à ma réputation de "mère débordée", même en vacances... chuuuuuuuuuuuuuuuuut : je bosse !
Naaaaaaaaaaaan pas à l'hôpital ! A la maison...
Je découvre les joies du travail à domicile avec deadline, Tit'puce voulant se jeter dans mes bras toutes les 5mn, les autres en cure de vélo et d'internet, les repas à horaires décalés et râtés, Petit mari complètement largué avec sa femme hyperactive...
J'ai mal au dos (pas très malin après un lumbago), j'ai un début d'escarre aux fesses (je rigole !) mais çà avance.
Je travaille sur un truc hyper-méga-super-extra important !
Ok, je crache le morceau : Oelita et moi remettons sur pieds le site Maximômes...
Et je peux déjà vous dire que c'était pas de la tarte, surtout pour une novice comme moi !
J'ai dû annuler le coiffeur car je ne sais pas ce qu'il aurait eu à coiffer, vu comme je m'arrache les cheveux (c'est une image rassurez-vous).
Alors rendez-vous demain...
dimanche 10 février 2008
Primaires...
Comme beaucoup, je m'intéresse aux élections américaines...
Je les trouve très intéressantes de part la diversité des candidats à la candidature.
Bien sûr, j'aime le suspens du côté des démocrates : un noir et une femme s'affrontent et ce sont les minorités qui feront la différence.
Malheureusement, je regrette le manque de débat de fond, encore plus la superficialité avec laquelle les médias français rendent compte des discours des candidats.
Je crains que "l'anti-bushisme" primaire ne serve qu'à nous donner de fausses illusions, comme à l'époque où on nous a persuadé que John Kerry serait président !
Pour l'instant, ce qui a retenu mon attention c'est Barack Obama, son cursus, son charisme, son fair-play. Il est "propre et lisse", il s'attire les bonnes grâces de Oprah Winfrey, des Kennedy...
La mise en scène autour de lui est impressionnante et rien que pour çà, je regarde.
J'ai découvert ce clip de Will I am, membre des Black eyed peas : un peu de Kennedy, de Martin Luther King, de rêve américain...







