lundi 24 août 2009
Gros poumons...
Une mère débordée avec une ado et un pré-ado à la maison a parfois un rôle de "Grand méchant loup".
Mes grands sont donc partis 2 fois 3 semaines en colo cet été : l'une au soleil du Portugal puis dans un bain d'Histoire, de musique et de culture du côté d'Orléans avec son violoncelle sur le dos ; l'autre dans un ranch occitan du côté de Toulouse puis en bord de mer où il a pu découvrir les joies du surf et du tennis. Ils sont revenus bronzés (euh grillés ;-)), les yeux brillants, nostalgiques et encore plus accros à Facebook pour elle et msn pour lui (ben oui chez nous, on respecte drastiquement les règles : pas de Facebook pour les moins de 13 ans !).
Mais Grande fille avait aussi des devoirs de vacances (pas cool la LH mais c'est pour çà que les parents aiment !). 3 classiques à lire (Le Rouge et le Noir, Le lys dans la vallée, Au bonheur des dames), des pavés plus un programme de révisions en maths, physique et svt (quand on passe en 1ère S, c'est un minimum) et en langues. Inutile de vous dire qu'elle n'a pas trouvé beaucoup de temps pendant ces 6 semaines de colo pour tout çà.
De son côté, Boy passe en 4è. Prévoyante (ou quelque peu tortionnaire), j'ai acheté un cahier de vacances...
En clair, ils ont 10 jours pour se remettre dans le bain et à niveau, Grande fille ayant carrément 2 jours d'épreuves de rentrée qui compteront dans sa moyenne du 1er trimestre !!!
Alors être parent d'ado, c'est savoir souffler le chaud et le froid quand il le faut. En ce moment, je suis celle qui souffle sur la maison de mes 2 petits cochons ;-)
mercredi 1 juillet 2009
En mode "roots"...
Avant...
Pendant...
Après...

Quel changement depuis le mois de septembre !
vendredi 12 juin 2009
Sur le chemin...
J''ai appris 2 choses au cours des 10 années passées en cancérologie : ce qui reste au bout du chemin, ce sont les souvenirs des bons moments passés en famille et/ou avec des amis et les plaisirs de la table.
Quand on peut cumuler les 2, il n'y a rien de mieux !
Je ne sais pas à quel âge on commence à faire des choix difficiles, des trucs qui ne nous plaisent pas mais font de nous des personnes raisonnables. On pourrait se dire que, dès le plus jeune âge, on renonce à un tas de petits plaisirs parce que la volonté des parents est plus forte que celle d'un petit enfant, que l'on vit finalement dans un état de frustration permanente. Je crois que le choix est réellement difficile quand on a conscience de ce à quoi on renonce et qu'on le fait malgré soi, malgré tout.
Hier avait lieu la sortie de classe annuelle de Grande fille au Parc Astérix. C'était l'occasion de passer une journée entre camarades, en dehors des murs du lycée, sans uniforme, juste pour s'amuser. Mais hier, Grande fille avait un examen de violoncelle au conservatoire à 18h50. Bien entendu, elle aurait voulu pouvoir tout faire. Mais pas moyen de risquer d'être en retard, fatiguée, etc. Alors elle a renoncé à cette sortie à laquelle elle tenait tant. Elle a pleuré aussi. Pour rendre la pilule moins amère, j'ai demandé à ce qu'elle quitte la LH à midi et nous nous sommes retrouvées à Paris. Elle avec sa petite valise et moi, chargée comme un mulet après une matinée de shopping. Parce que je devais acheter des pâtisseries pour notre dîner d'anniversaire de mariage, nous avons déjeuné toutes les 2 chez Ladurée, rue Royale.
Un déjeuner improvisé mais dont Grande fille se souviendra j'en suis sûre. Comme j'étais en retard, elle a demandé une table, commandé son coca light et commencé à regarder la carte tout en affrontant les regards inquisiteurs des autres clients. Un fameux déjeuner mère-fille quand on a à peine 15 ans !

éclair salé au saumon d'écosse, concombre, pomme et fraise
millefeuille citron-bergamote
Elle a été admise en 5è année de cycle 2 : hypocrisie des profs pour lui signifier qu'elle a râté l'admission en 3è cycle. Doublement hypocrite quand on sait que tous les élèves privilégiant leurs études râtent ce fameux examen, histoire de leur faire comprendre qu'ils ne peuvent prétendre réussir s'ils ne passent pas 3h par jour à travailleur leur instrument.
Grosses larmes d'une ado qui a fait des sacrifices cette année, des choix pas faciles, des trajets à n'en plus finir juste pour être à son cours de violoncelle tous les mercredis après-midi, qui aura plus travaillé cette année qu'au cours des 4 précédentes, qui a perdu 10 kg et 2 tailles de vêtements juste pour tout mener de front...
Mais cette année, elle a gagné en autonomie, en maturité. Elle a atteint ses objectifs personnels, passe en 1ère S, a rencontré un prof de musique génial, fait la fierté de ses parents, de son frère, de ses soeurs.
Elle a aussi gagné le droit de partager le dîner d'amoureux de ses parents et de dévorer le Saint Honoré rose framboise de sa maman, juste parce qu'hier était une journée spéciale, une journée mère-fille où l'on voit son enfant grandir et reconnaître l'adulte qu'il est en train de devenir, malgré les souffrances, les échecs. Cela n'a pas de prix et on console très bien avec de l'écoute, de l'amour et un bon gâteau !
mercredi 10 juin 2009
I'm singing in the rain...

Le seul truc autorisé par temps de pluie quand on habite un appartement :
nettoyer le balcon sans que cela fasse hurler les voisins en rez-de-jardin !
Cette année, Boy -ne l'appelez plus Mr Pokémon çà fait longtemps qu'il n'y joue plus et à bientôt 12 ans 1/2 quand on se laisse pousser les cheveux pour affirmer sa personnalité, on n'accepte plus les surnoms "bébé" et même s'il n'a pas le même physique que Boy Capel, défunt grand amour de Coco Chanel, je trouve que ce surnom sied bien à mon garçon ;-)- donc c'est Boy qui a accompli la tâche ingrate.
vendredi 6 mars 2009
Printemps de la vie...
Pour la 1ère fois, Grande fille était loin de nous pour son anniversaire.
15 ans, le bel âge d'une ado !
En attendant de se retrouver en famille, nous lui avons fait livrer un bouquet de roses accompagné de la 1ère strophe du poème de Ronsard...
Comme on voit sur la branche au mois de may la rose,
En sa belle jeunesse, en sa premiere fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l'Aube de ses pleurs au poinct du jour l'arrose ;
La grace dans sa feuille, et l'amour se repose,
Embasmant les jardins et les arbres d'odeur ;
Mais batue ou de pluye, ou d'excessive ardeur,
Languissante elle meurt, fueille à fueille déclose.
Ainsi en ta premiere et jeune nouveauté,
Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté,
La Parque t'a tuee, et cendre tu reposes.
Pour obseques reçoy mes larmes et mes pleurs,
Ce vase pleine de laict, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.
Pierre de Ronsard (1524-1585)
jeudi 8 janvier 2009
2 semaines après Noël...

12 ans déjà !
Tu grandis bien vite mon garçon...
Je devine le jeune homme en devenir,
Je sens que tu te cherches.
Tu essaies de nous imposer tes volontés à ta manière.
Tu cuisines comme un chef, tu repasses et reprises tes vêtements...
Pour le ménage çà va tu maitrises, sauf dans ta chambre.
Pour la vaisselle, on sent que c'est la corvée suprême !
Continues d'être un bon fils pour tes parents et un grand frère pour tes soeurs.
Nous t'aimons tous très fort.
mardi 2 décembre 2008
Sacrement...

Samedi était un grand jour pour notre fille aînée qui a fait sa confirmation.
Dorénavant, elle vivra sa foi en adulte, selon son choix.
samedi 22 novembre 2008
Pause suédoise #2...
Un joli film avec Jean Pierre Darroussin et Judith Henry notamment, dont l'action se situe sur une île de l'archipel de Göteborg en Suède. Un film sensible (un père divorcé et sa fille de 17ans), de magnifiques paysages et une belle musique...
C'était l'occasion pour Minette, Mr Pokémon et moi de nous replonger dans nos souvenirs de vacances et pour Grande fille de comprendre enfin ce qui nous a tant plu en Suède.
Pffffffffffffff, j'veux y retourner !!!
lundi 29 septembre 2008
A l'école...
Parfois, j'ai l'impression d'être comme ces vieilles voitures avec des accélérations brutales et des coups de frein inattendus. Notre week-end était un peu à cette image : course contre la montre samedi, paisibilité dimanche.
Levée à 8h, j'ai profité du calme de la maisonnée endormie, pris le temps de me réveiller avant de m'attaquer à la feijoada qui a mijoté presque 2h. L'après-midi, Minette recevait sa copine Célia pendant que Grande fille, Mr Pokémon et moi allions au cinéma voir "Entre les murs".
Un bon docu-fiction, qui pourrait même faire l'objet d'une série comme celles diffusées sur Arte à 20h15 pendant 5 jours.
J'ai trouvé ce film douloureux, où l'on se rend bien compte du fossé entre adultes enseignants et ados. La difficulté à trouver le ton juste, la bonne place face à ces enfants. Il illustre aussi très bien les petites lâchetés des adultes, la maladresse de ces jeunes qui se croient grands... Il montre enfin que même si on utilise les mêmes mots, ceux-ci n'ont pas le même sens pour les uns et les autres et je crois que c'est là le véritable drame de certains enfants.
Globalement, mes enfants n'ont pas aimé le film, ce qui ne m'a pas franchement surprise puisqu'ils sont "le nez dans le guidon": ils n'ont pas le recul nécessaire pour analyser les gens et les situations. Mr Pokémon a toutefois trouvé des similitudes avec certains de ses camarades de classe, çà laisse rêveur... Mes grands ont conscience d'être protégés, dans des classes où une majorité d'enfants savent pourquoi ils sont là et ont envie d'apprendre.
Comme "être et avoir", c'est un film à voir. Tous 2 parlent aux élèves que nous avons été, aux adultes que nous sommes devenus, aux parents que nous sommes.
Je me dis que l'école manque de moyens humains, notamment d'adultes formés et spécialisés en "remédiation", qu'un CPE pour 400 élèves ne suffit pas ; que si les enseignants vivaient, comme avant, dans les mêmes quartiers que leurs élèves, ils les connaitraient mieux ; qu'une relation fondée uniquement sur le rapport de force, ne peut qu'engendrer de la violence ; qu'on peut admettre ses erreurs sans perdre la face ; que nous devons tous parler la même langue ou être assisté d'un traducteur "neutre" quand ce n'est pas le cas...
jeudi 25 septembre 2008
Profession : coach...
Etre parent d'ado, c'est franchir une étape dans la parentalité. On doit trouver la "juste place", accepter de ne plus être La référence en tout, partager un certain pouvoir avec les amis de nos enfants. Outre le plaisir de voir grandir ses enfants, l'inquiétude grandit quant à leur avenir, leur orientation...
Etre parent d'ado, c'est accepter de les laisser faire leurs propres erreurs, de ne plus forcément essayer de les protéger de tout, de savoir pour eux. Petit à petit, on change aussi de place, on ne regarde plus notre enfant d'en haut, on se met à sa hauteur, on discute sur un pied d'égalité.
Etre parent d'ado, c'est devenir un peu coach. C'est être là, souffrir en silence de le voir souffrir, c'est accepter qu'il soit "contre" nous. C'est aider à faire émerger l'adulte qui grandit au fond de lui (ou elle). On ne peut plus se contenter d'un "je te l'avais bien dit", c'est aider à prendre conscience de ses erreurs sans jugement, donner confiance pour mieux repartir.
En ce moment, j'expérimente tout cela avec Grande fille qui, outre l'adaptation à la vie en internat, est confrontée au dur passage du collège au lycée. Affronter ses premières "mauvaises" notes, ne plus être la plus jeune de sa classe, devoir travailler vraiment... Heureusement, elle a la chorale, son violoncelle et la musique.
Alors les parents d'ado se font moins pressants, moins catégoriques, relativisent, encouragent à aller de l'avant tout en n'oubliant pas de se faire plaisir, assurent de leur amour quoi qu'il arrive, coachent leur ado quoi !









