J'émerge enfin, bien obligée par mes obligations familiales ! Une journée passée au lit entre antibiotiques, jus d'orange et thé Boost de Kusmi tea. Même pas faim alors je vais mitonner une bonne grosse soupe pour le dîner.

Les enfants, après avoir râlé et traîné les pieds, ont repris le chemin de l'école. Les prochaines échéances des uns et des autres ont déjà rempli un tas de cases sur le tout nouveau calendrier familial.

Drôle de période de voeux où les gens prennent des airs de circonstance parce que j'ai la grippe. Ce n'est pas çà qui va m'abattre ! Et souvenez-vous, j'avais bien démarré l'année 2010 après m'être fait dérober mon vélo le 31 décembre ! Alors une petite grippe...

Drôle de période aussi où les enfants sont à la fois plus ch.... et plus raisonnables. Juste un gros caprice de Grande fille parce qu'on n'a pas fait une seule sortie pendant ces vacances de Noël et qu'on a annulé à la dernière minute l'unique que nous devions faire à la patinoire de la Mairie de Paris. Son père a rugi comme un lion ce matin-là et j'étais CONTENTE !!! J'aurai applaudi si j'avais osé devant ce formidable moment d'autorité paternelle : un père face à son ado de fille c'est quelque chose... J'étais à la fois attendrie, si fière de lui, et morte de rire devant l'air déconfit et mort de peur qu'elle avait ! Oui je sais, une mère d'ado c'est parfois sadique.

Drôle de période enfin où les choses et les rôles s'équilibrent entre les parents et époux que nous sommes, les enfants que nous avons été. Nous avons eu une discussion sur ce sentiment étrange qui m'habitait pendant le réveillon de Noël où j'ai compris ce "à quoi bon", ce "tout çà pour çà". Cette impression que rien ne serait comme avant, alors que j'ai dû fêter 4 noël en 40 ans avec mon père. L'idée d'avoir définitivement perdu cette part d'enfance, d'émerveillement, cette naïveté que j'avais encore au fond de moi. J'ai définitivement passé la main, je suis "grande et vieille", une maman quoi ! Mais quel plaisir de voir nos enfants rire , s'amuser, se surprendre. Je suis contente qu'ils aiment ces moments en famille et qu'ils soient si profondément attachés à nos petites traditions. Je suis rassurée : ils sauront faire sans nous.